Chirurgiens-dentistes : les chiffres clés de la profession en France

Plusieurs organismes professionnels (ordre, syndicat, …) et d’état publient chaque année de nombreuses statistiques sur les chirurgiens-dentistes en France. Petit tour d’horizon des chiffres clés parus en 2016.

Chirurgien-dentiste : qui exerce ? et où ?

Sur les 42 076  chirurgiens-dentistes français (Métropole + DOM), 88,6 % exercent en libéral.

La profession est encore très masculine avec 67% d’hommes en exercice même si la tendance est à la féminisation.

En termes d’âge, 50,8% ont plus de 50 ans et 7,1% ont plus de 65 ans. Une fois vos études terminées, vous rejoindrez ainsi les rangs des 10% de chirurgiens-dentistes de moins de 30 ans de la profession.

Géographiquement, 50 % exercent dans des agglomérations de plus de 200 000 habitants et 18,8 % exercent en zone rurale ou dans des communes de moins de 10 000 habitants. Une répartition permettant à 99% des patients d’être à moins de 10 km d’un cabinet dentaire.

Nouveaus inscrits : un vent européen souffle

Bravo aux 1711 nouveaux inscrits au tableau de l’ordre en 2016 !

Sur les 1 711 nouvelles inscriptions au tableau de l’Ordre en 2015, il y avait 449 diplômés étrangers (dont 192 diplômes roumains soit 3 fois plus qu’en 2010) et environ 1 100 praticiens passés par le numerus clausus français. Le nombre de diplômés étrangers s’installant en France est en croissance exponentielle : leur moyenne d’âge se situe dans la tranche 30-42 ans.

Revenus des chirurgiens-dentistes : des disparités importantes

Les chiffres de la CARCDSF (caisse de retraite des dentistes, notez bien ce nom vous allez souvent en entendre parler une fois installé !) indiquent que les revenus moyens déclarés par les chirurgiens-dentistes libéraux s’élevaient à 92 724 €  en 2014. Mais 17 % des chirurgiens-dentistes ont un revenu inférieur à 38 616 €  et 10,2 % ont un revenu supérieur à 193 080 €. Ces écarts croissent régulièrement.

En début de carrière (pour les praticiens de moins de 35 ans), vos revenus peuvent être inférieurs à ces moyennes nationales : 39 % inférieur à la moyenne.

Consommations des soins dentaires

Le montant de la consommation de soins dentaires s’élèvait à 10,6 milliards d’euros  en

2014, soit une légère baisse de -0,1% en valeur par rapport à 2013.

La consommation de soins dentaires représente 5,55 % de la Consommation de soins et biens  médicaux, mais seulement 2,36 % des dépenses de l’Assurance maladie obligatoire. Les tarifs des soins conservateurs (caries, dévitalisations,…) et chirurgicaux (extractions,…) sont fixés par la Convention sans possibilité de «dépassement».

Pour les prothèses dentaires et les actes d’orthodontie, l’Assurance maladie ne donne que des bases de remboursement : ce sont les actes à honoraires libres. Les prothèses dentaires ont représenté 53% des honoraires totaux et 12% de l’activité en 2013.

Fonctionnement économique d’un cabinet dentaire

Si vous décidez de monter votre cabinet, sachez que les charges représentent désormais 65% des recettes d’un cabinet dentaire, soit le taux le plus élevé de toutes les professions de santé. Donc, quand un patient vous versera 100 € d’honoraires pour des soins réalisés, ne vous précipitez pas à les dépenser en intégralité ! 65 € serviront à régler vos charges et faire tourner votre cabinet. Et n’oubliez pas que sur les 35 € restant, il faudra payer l’impôt sur le revenu !

2/3 de l’activité (soins et chirurgie) représente seulement 1/3 des recettes.

Sans les actes à honoraires libres, les cabinets dentaires ne pourraient pas faire face à leurs coûts de fonctionnement.

Pour aller plus loin, téléchargez l enquête inédite, complète et très fouillée de la DRESS : http://www.ordre-chirurgiens-dentistes.fr/fileadmin/user_upload/pdf/news/DOC_2.pdf