L’UFSBD remet la main à la pâte !

Depuis plus de 50 ans, l’UFSBD a bien compris que l’éducation à la santé bucco-dentaire ne pouvait se limiter au seul cabinet dentaire. Il y est primordial d’aller au contact des populations à risque pour délivrer des messages de prévention.

En 2012-2014, l’UFSBD lançait une campagne aux côtés des partenaires sociaux de la boulangerie et d’AG2R La Mondiale. En effet, en plus d’intervenir en milieu scolaire partout en France, auprès des enfants, l’UFSBD met également en place des opérations spécifiques de sensibilisation à la santé bucco-dentaire sur des populations à haut risque carieux. Forte de son succès, elle a décidé de remettre la main à la pâte avec les Boulangers cette année.

Boulangers-patissiers : attention aux caries !

Il y a le syndrome du canal carpien qui touche les coiffeurs, la tendinite du coude du tennisman mais la carie du boulanger n’est pas malheureusement pas aussi mise en avant et combattue ? Elle touche pourtant pas moins de 20 % des boulangers-pâtissiers. Au point d’être reconnue comme une « maladie professionnelle type  » par les chirurgiens-dentistes.

Chiffres clesParce qu’ils goûtent plusieurs fois par jour des préparations sucrées ou salées mais aussi parce qu’ils inhalent en permanence des vapeurs et des particules de sucre ou de farine, les artisans boulangers-pâtissiers sont une population à risques. Et ce, aussi bien pour des atteintes carieuses que des pathologies parodontales.

Pour traiter le mal à la racine, c’est une nouvelle fois auprès des plus jeunes que les partenaires sociaux de la boulangerie et AG2R La Mondiale, le groupe de protection sociale de la profession, ont demandé à l’UFSBD d’agir auprès des apprentis. La campagne, qui a commencé dès la rentrée 2016, touchera ainsi plus de 100 centres de formation des apprentis (CFA) et 6 000 jeunes en première année.

Apprendre à faire une baguette…et à prendre soin de ses dents

Les chirurgiens-dentistes de l’UFSBD remettront à chaque jeune un carnet de santé bucco-dentaire au cours de séances d’éducation à la santé et d’entretiens individuels avec un chirurgien-dentiste suivis par des dépistages.

Les objectifs ? dédramatiser la visite au cabinet et mettre en place les bons réflexes au quotidien. La première campagne a montré tout l’intérêt d’agir auprès de cette population qui, avant même d’entrer dans la vie active, a un risque carieux important et consulte peu ou pas du tout. L’action s’insère dans un dispositif de suivi de cohorte sur deux ans auprès des mêmes apprentis, avec de gros changements attendus à la clé, comme en témoigne la campagne précédente. 70 % des élèves sensibilisés et dépistés s’étaient en effet rendus chez le dentiste et 69 % des dents le nécessitant avaient été soignées. Plus du tiers des apprentis qui présentaient du tartre en 2013 n’en avaient plus en 2014. Quant au brossage des dents après le travail, il avait augmenté de 21 %, sans toutefois devenir un réflexe.