Bien que subjectif, on parle de rendez-vous longs lorsqu’ils durent au moins 90 minutes.

En comparaison, on parlera de rendez-vous « courts » pour ceux de 30 minutes et donc de rendez-vous « moyens » pour ceux dont la durée est située entre les deux. 

Ces rendez-vous peuvent être longs à cause du type d’acte à réaliser mais surtout car ils sont propices au regroupement d’actes classiquement espacés dans le temps. 

Intérêts cliniques et économiques:

Matériel et stérilisation:

Avoir des rendez courts courts et identiques nécessite un investissement en matériel important qui doit être stérilisé pour satisfaire les normes d’hygiène imposées.

Lors d’un rendez-vous long, on aura l’occasion de sortir une importante quantité de matériel mais chaque instrument ne sera sorti qu’une fois, sera optimisé dans son utilisation, et pour finir, ne subira qu’un seul cycle de pré- désinfection / désinfection / stérilisation. 

Si on a moins de manipulations et moins de cycle de stérilisation: on gagne une rentabilité du temps de travail de l’assistante ainsi qu’une rentabilité économique d’achats: moins de fonctionnement de l’autoclave, moins de produits de désinfection, moins de sachets…

Gain de temps:

Le praticien passe sur chaque rendez vous au moins 5 minutes pour l’installation du patient, l’anesthésie, l’ouverture des sachets et la mise en place du matériel nécessaire. Puis 5 minutes pour la désinstallation et le nettoyage de la zone de travail.

Pour éviter la répétition de ses temps et les réduire par 2 voire 3, il faut regrouper des séances. 

Concrètement, si on prend une journée de travail avec 20 rdv d’1/2h, on passe 3h20 à l’installation et la désinstallation . En faisant 4 rendez-vous longs dans la journée, on gagne 1h30 qui peuvent être reportés sur des actes facturables

L’approche globale du patient:

Travailler par quadrant ou côté permet de mieux gérer la thérapeutique globale comme l’occlusion ou l’esthétisme. Le patient perçoit aussi plus facilement son plan de traitement global.

Organisation du planning et suivi des rendez-vous:

Regrouper les rendez-vous permet de libérer de la place dans son planning, d’avoir un délai d’attente moins long et incite le patient à moins manquer ses rendez-vous puisqu’ils sont moins nombreux.

Intérêts humains

Le patient:

Avec moins de séances pour autant d’actes réalisés, le patient doit se présenter moins de fois au cabinet dentaire, ce qui induit moins de jours de disponibilité à obtenir, moins de trajet et d’organisation, moins de difficultés à trouver une place de stationnement…

L’angoisse, quand elle est présente, relative soit à l’anticipation du rendez-vous soit à l’anesthésie ou aux soins, se présente ainsi moins souvent et se dissipe plus facilement sur un rendez vous long.

Enfin, l’objectif final de traitement est, a fortiori, atteint plus rapidement. Le patient obtient donc une solution à son problème initial plus vite et dans une société où on a tendance à vouloir « tout et tout de suite », c’est sans doute un plus dans l’esprit du patient. 

Le praticien:

L’odontologiste exerce une profession où le stress est omniprésent (responsabilités, équilibre financier, gestion du personnel, santé du patient…), et nul doute qu’une amélioration du vécu de sa pratique passe par une réduction de ce stress via la gestion de son planning

Avec 20 rendez-vous par jour, le praticien est 20 fois stressé d’être à l’heure, 20 fois stressé de ne pas réussir à satisfaire la demande du patient, 20 fois stressé d’avoir un imprévu au cours du rendez-vous, 20 fois stressé de ne pas avoir le temps d’effectuer ce qui était prévu…

 Au niveau de la fatigue physique, le praticien trouve également un intérêt à soigner moins de personnes différentes dans sa journée. En effet, l’abord d’un nouveau patient avec une nouvelle bouche (puisque différente de celle du patient soigné quelques minutes auparavant) est chronophage et demande réflexion et concentration pour se focaliser sur un nouveau patient 

L’assistante dentaire:

Cela peut paraître étonnant, mais même l’assistante peut éprouver une satisfaction en suivant cette organisation. En effet, on peut aisément affirmer les choses suivantes : l’assistante est souvent chargée de la préparation du fauteuil, de sa désinfection, de l’encaissement des honoraires, et de chaque étape du cycle de stérilisation. 

Ce sont des tâches répétitives et chronophages. Elles sont obligatoires pour, notamment, le respect des normes d’hygiène mais ne contribue que peu à améliorer l’efficacité du cabinet; et surtout sont bien éloignées du but premier de ce métier : assister. 

En conséquence, l’assistante voit son métier recentré sur ces origines et se retrouve moins dévolue à des tâches « ménagères ». 

Les limites:

La coopération des patients:

Pour une telle prise en charge, il faut, bien évidemment, que celui-ci soit conciliant pour accepter d’être sujet à des soins pendant une longue durée. Celui-ci devra être coopérant pendant toute la durée du rendez-vous en restant allongé ou semi-assis pendant un long moment et en gardant la bouche ouverte la plupart du temps.

Certains patients ne pourront pas être sujets à une telle prise en charge pour différentes des causes somatiques ou psychologiques. Par exemple, un patient souffrant de douleurs dorsales ou cervicales, femme enceinte, avec des difficultés d’ouverture buccal, parkinsonniens, impatient, handicapé…

La concentration du praticien.

Le praticien ne peut pas faire que des rendez vous longs car il peut se fatiguer. Il est bien d’alterner avec quelques rendez vous de première consultation ou de contrôle qui peuvent lui redonner de l’énergie et de la concentration.

Les annulations de dernières minutes ou rendez vous manqués.

Le patient qui ne se présente pas (en ayant prévenu ou non) à l’une de ses séances longues constitue un vrai manque à gagner pour le praticien, qui, en plus de ne rien produire comme rentrée financière pendant ce temps, voit son cabinet continuer à lui coûter de l’argent (91€/h de moyenne pour rappel). Il appartient donc à l’odontologiste de tenter de limiter aux exceptions ce genre de déconvenue en rappelant, par exemple, au patient à quel point leur temps commun est précieux. 

Le rappel téléphonique par la secrétaire permet d’éviter ce problème et mieux l’envoi d’un SMS via votre logiciel informatique permet de rappeler le rendez-vous voire même rappeler des conseils préopératoires ou message médical. Cette méthode donne ainsi une image qualitative et moderne de votre établissement. Le logiciel Julie Solutions valorise ce fonctionnement et affirme diminuer de 75% le risque de rendez vous oubliés et diviser par 5 le taux d’absentéisme de vos patients.

 

sms de rappel
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